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Les reactions alimentaires et l’obésité

Vendredi, 16 de décembre del 2011 - 17 h 09 min

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Il existe une relation étroite entre le degré d’obésité, le degré de résistance à l’insuline et les taux élevés de marqueurs de l’inflammation. Une partie importante des inflammations chroniques est d’origine alimentaire. Il convient donc d’établir un régime d’éviction si l’on veut prendre en charge le surpoids.

L’expression « intolérance alimentaire » a tendance à être banalisée et à masquer l’importante distinction entre intolérance et allergie alimentaire. Malgré cette distinction, l’une et l’autre sont déterminantes dans la gestion de l’amaigrissement.

L’intolérance alimentaire est liée à une insuffisance enzymatique, qui peut être partielle ou totale, ou encore être due à une surabondance de substrats à éliminer (par ex: intolérance au lactose). Les allergies alimentaires (aussi appelées hypersensibilités) sont des réactions d’ordre immunologique.

L’obésité se définit comme une augmentation de la masse du tissu adipeux. Elle est toujours liée à la résistance à l’insuline, qui aboutit alors à une production accrue de facteurs jouant un rôle régulateur dans le métabolisme du tissu adipeux.

Ces facteurs sont identifiés sous les appellations cytokines, TNFa, IL-6 et IL-1. Les réactions inflammatoires augmentent la synthèse de ces facteurs constituant un élément clé dans l’obésité et les troubles métaboliques associés (diabète, etc.). Les troubles métaboliques se stimulent mutuellement, créant ainsi un cercle vicieux.

Il faut réagir en amont pour mettre fin aux inflammations et rétablir l’ordre au niveau du système immunitaire.

Les inflammations d’origine alimentaire provoquent différents symptômes d’ordre respiratoire (rhinite, sinusite, enrouement, obstruction par mucosités, etc.), gastro-intestinal (ballonnements, crampes, nausées, constipation, diarrhée, coliques, colon irritable, maladie de Crohn, ulcéro-hémorragie, maladie cœliaque, etc.), neurologique (migraine, vertiges, troubles de la concentration, somnolence, dépression, hyperactivité, etc.), ainsi que des réactions cutanées (urticaire, eczéma atopique, dermatite atopique, acné, psoriasis, peau sèche, démangeaisons, etc.), entre autres.

Les inflammations  seront recherchées via le dosage des anticorps IgG (anti-antigène alimentaire). Une fois identifiée l’intolérance ou les intolérances alimentaires, le régime d’éviction doit être suivi étroitement, sans qu’il faille établir un régime hypocalorique dans un premier temps.

Une première partie de la surcharge pondérale pourra alors être éliminée. Les résultats préliminaires après un suivi de trois mois chez des patients ayant suivi un régime alimentaire basé sur le profil des intolérances alimentaires sont très encourageants. On a recensé une perte moyenne de 8 kg chez plus de 90 % des individus.

Les réactions alimentaires adverses sont des réalités cliniques à prendre en compte lors d’une demande d’amaigrissement requérant un suivi par un professionnel de la santé pour de meilleurs résultats à long terme.

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Réactions Alimentaires et Micronutrition

Vendredi, 9 de décembre del 2011 - 14 h 29 min

INTOLERANCES ALIMENTAIRES ET MICRONUTRITION

En s’intéressant à l’alimentation quotidienne de l’individu, la micronutrition permet d’évaluer son état de santé quel que soit l’âge ou le sexe. Par l’intermédiaire d’outils spécifiques tels que questionnaires et analyses biologiques,  la micronutrition va permettre également de repérer d’éventuelles perturbations digestives, l’existence d’une hypersensibilité intestinale ou autres troubles, ainsi que de dépister des réactions alimentaires comme des intolérances ou des allergies alimentaires.

De plus en plus de gens souffrent d’allergies ou d’intolérances à un aliment, accompagnées d’inflammations chroniques (1). Plus précisément, une personne sur quatre a été reconnue allergique ou intolérante, ce qui suppose un doublement dans les quinze dernières années. Les signes visibles de ces réactions alimentaires affectent la peau, les phanères, le système respiratoire, le système digestif, le système nerveux, etc.

Les réactions alimentaires dites non-toxiques sont divisées en deux grands groupes : les allergies alimentaires (ayant une cause immunologique) et les intolérances alimentaires (n’étant pas issues d’une réaction immunitaire). Il appartient au micro-nutritionniste de diagnostiquer l’une ou l’autre de ces réactions alimentaires, et de donner au patient les conseils qui s’imposent pour éliminer les aliments non tolérés au sens large.

Le micro-nutritionniste devra aussi explorer la qualité du système immunitaire, notamment celui de l’intestin, qui constitue l’organisme le plus important de tout le système immunitaire par la quantité de cellules immunitaires (lymphocytes et macrophages) déployées tout au long de sa muqueuse. Les cellules immunitaires synthétisent des anticorps, telles que les immunoglobulines, chargées de défendre l’organisme contre les agents pathogènes ou opportunistes.

L’hyperperméabilité intestinale induit des pathologies allergiques. En devenant perméable, la muqueuse intestinale permet le passage d’allergènes qui se disséminent alors par voie sanguine vers les autres muqueuses.

Le micro-nutritionniste peut s’appuyer sur des questionnaires de dépistage des réactions alimentaires comme celui de la perméabilité intestinale, ou encore sur des questionnaires de dépistage des intolérances au lactose, au gluten, etc. Il évaluera alors la persistance et la répétitivité des signes cliniques (colon irritable, etc.).

Les réactions alimentaires peuvent apparaître à tout âge, mais il existe des facteurs qui tendent à diminuer ou à prévenir les allergies alimentaires. Ainsi, chez le nouveau–né, l’allaitement maternel permet d’éviter l’ingestion de lait de vache, qui induirait une diversification trop précoce de la nourriture, source d’hypersensibilité pour l’enfant prédisposé2.

En nutrition et micronutrition, l’accent est mis sur la prévention, en fournissant une alimentation pauvre en toxines, en diagnostiquant les aliments qui déclenchent une réaction alimentaire et en améliorant le système immunitaire général et plus particulièrement intestinal.

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(1) Moneret-Vautrin D.A. 2007. Maladies allergiques. Une très forte augmentation. Rev Prat, 57(12) : 1294-1296.2. Ozdemir O. 2010. Various effects of different probiotic strains in allergic disorders : an update from laboratory and clinical data. Clin Exp Immunol, 160(3):295-304.

(2) Chouraqui J.P., Dupont C., Bocquet A., Bresson J.L., Briend A., Darmaun D., Frelut M.L., Ghisolfi J., Girardet J.P., Goulet O., Putet G., Rieu D., Rigo J., Turck D., Vidailhet M. 2008. Alimentation des premiers mois de vie et prévention de l’allergie. Archives de Pédiatrie, 15:431-442.

Catégorie: Infos récentes,Micronutrition

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